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6. Expériences
de Mort Imminente (EMI ) (NDEs)
Traduit par Edouard Lefevre
“Il semble y avoir peu de doute que les EMI surviennent
dans toutes les cultures et sont survenues à toutes
les époques de l’histoire... Les EMI arrivent
à des jeunes et à des vieux, à des
gens de toutes sortes, à ceux dont la vie a une dimension
spirituelle et à ceux qui ne professent aucune foi...Il
y a beaucoup d’exemples de gens qui ont une EMI à
un moment auquel ils ne savaient même pas qu’un
tel phénomène existat”
Dr Peter Fenwick
L’Expérience de Mort Imminente (EMI) est un
puissant argument en faveur de l’existence de l’après-vie
qui, en raison de récentes avancées en science
médicale est en train de devenir largement rapportée.
Comme les techniques médicales de réanimation
s’améliorent de plus en plus de gens sont ramenés
de la frontière de la mort clinique. Un certain nombre
racontent une intense expérience profondément
significative dans laquelle ils semblent vivre et fonctionner
hors de leur corps. Pour beaucoup, une EMI est une expérience
extrèmement puissante et spirituelle.
Pour beaucoup, la réalité des EMI est évidente
et les porte au comble de la joie. Elle est aussi en accord
avec l’évidence d’autres phénomènes
psychiques - OBEs (Out of Body Experience, sortie hors du
corps), avec l’information obtenue des médiums
mentaux et physiques, et avec les apparitions.
Les sceptiques à l’esprit fermé les
plus informés reconnaissent maintenant qu’ils
ne discutent pas l’existence des EMI. La discussion
porte sur leur signification.
Les spirites disent que dans une situation de crise, où
la mort est presque inévitable ou est perçue
comme telle, le double du corps physique, le corps astral
ou corps éthérique, quitte parfois le corps
physique et éprouve les premiers stades de l’après-vie.
Lorsque la mort ne s’ensuit pas, le double du corps
retrouve sa place dans le corps physique. Des études
ont montré que les EMI surviennent après une
maladie, une opération chirurgicale, un accouchement,
un accident, une crise cardiaque et une tentative de suicide.
Les sceptiques disent qu’il n’existe rien comme
un double du corps et que quoi qu’on éprouve
cela a à faire avec les problèmes du corps
physique lui-même. C’est tout dans la tête.
Un pionnier dans ce domaine fut le Dr Raymond Moody Jr.,
qui commença son investigation en sceptique. Son
premier livre Life After Life (La Vie après la Vie)
en 1975 est considéré comme le classique qui
ouvrit le domaine à la recherche moderne, il fut
suivi de deux autres en 1983 et 1988.
Depuis 1975 ont eu lieu beaucoup d’études dans
de nombreux pays - tellement qu’il y a maintenant
plusieurs associations internationales et des publications
sur les études sur la mort imminente. L’excellent
livre Australien de Cherie Sutherlands (1992 ) contient
une bibliographie choisie de plus de 150 cas d’école.
Quinze éléments communs
Moody a trouvé une similarité
frappante dans les considérations de 150 personnes
qui eurent ces expériences - tellement qu’il
a été capable d’identifier quinze éléments
différents récurrents dans ces rapports. Il
construisit une expérience type contenant tous ces
éléments:
"Un homme est mourant, au moment où il atteint
le point de la plus grande détresse physique, il
s’entend déclaré mort par son médecin.
Il commence à entendre un bruit inconfortable, une
forte sonnerie ou une sirène, et en même temps
il se sent se mouvoir dans un long tunnel sombre. Après,
il se retrouve hors de son propre corps physique, mais encore
dans son environnement immédiat, et il voit son propre
corps depuis une certaine distance, comme si il est un spectateur.
Il observe les essais de réanimation depuis cet inhabituel
point avantageux et se trouve dans un état émotionnel
bouleversant.
Au bout d’un moment il se reprend et s’habitue
à cette condition si peu courante. Il remarque qu’il
a toujours un “corps”, mais un corps d’une
nature très différente avec des pouvoirs très
différents de ceux du corps qu’il vient de
laisser derrière lui. Rapidement d’autres choses
arrivent. D’autres viennent le rencontrer et l’aider.
Il aperçoit les esprits de parents et d’amis
déjà morts, et un esprit aimant, chaleureux,
d’une sorte qu’il n’a jamais rencontré
auparavant - un être de lumière - apparaît
devant lui. Cet être lui pose une question, non verbale,
pour lui faire évaluer sa vie et l’aide en
lui montrant une vue panoramique instantanée des
évènements majeurs de son existence. D’une
certaine façon il se sent approcher d’une sorte
de barrière ou de frontière, représentant
apparemment la limite entre la vie sur terre et la suivante.
Toutefois, il trouve qu’il doit revenir sur terre,
que le moment de sa mort n’est pas encore venu. A
ce point il résiste, car alors il est pris dans ses
expériences de l’après-vie et ne veut
plus revenir. Il est submergé par d’intenses
sentiments de joie, d’amour, et de paix. En dépit
de son attitude, cependant, il rejoint son corps physique
et vit.
Plus tard, il tente de le dire aux autres, mais il lui est
difficile de le faire. Premièrement, il ne peut pas
trouver de mots humains adaptés pour décrire
ces expériences hors de la terre. Il trouve aussi
que l’on se moque de lui, de sorte qu’il arrête
d’en parler. Mais son expérience affecte profondément
sa vie, particulièrement sa vue sur la mort et sa
relation à la vie (Moody 1975: 21-23)."
Dr Kenneth Ring, qui fit une étude scientifique des
Expériences de Morts Imminentes en 1980, confirma
les résultats du Dr Moody mais trouva que les gens
suivent le processus en plusieurs stades et qu’un
bon nombre de personnes connaissent seulement les premiers
stades.
Dans d’autres études de Karlis Osis et Erlendur
Haraldson (1977), Michael Sabom et Sarah Kreutziger (1976),
Elizabeth Kubler-Ross (1983), Craig Lundahl (1981), et Bruce
Greyson et Ian Stevenson (1980) tous décrivirent
un ensemble d’expériences similaires.
La vue pendant l’inconscience
Le Dr Michael Sabom, un cardiologue de Georgie, a interviewé
100 patients hospitalisés qui avaient échappé
de peu à la mort. 61 pour cent d’entre eux
rapportèrent avoir subi une classique EMI du type
correspondant bien à celles publiées en 1975
par Moody.
Beaucoup des patients qui ont été réanimés
ont pu décrire avec de grands détails techniques
exactement ce qui s’est passé dans la salle
d’opération pendant la période où
ils étaient supposés être inconscients
ou morts. Dr Sabom considéra l’hypothèse
que ces patients fussent simplement en train d’utiliser
leur imagination créative, ou la connaissance qu’ils
avaient inconsciemment acquise au cours d’une précédente
exposition aux soins d’urgence.
Il questionna un groupe de patients cardiaques habitués
qui n’avaient pas connu d’Expérience
de Mort Imminente et leur demanda d’imaginer qu’ils
observaient une équipe médicale réanimant
une victime de crise cardiaque et de décrire dans
le maximum de détails possibles les actions en cours.
A sa surprise 80% d’entre eux ne décrirent
pas correctement les procédures. Par ailleurs aucun
du groupe qui déclarait avoir été témoin
de sa réanimation étant hors de son corps
ne fit une erreur à propos de la procédure
(Sabom 1980: 120-121).
Une expérience commune
Il y a maintenant à proprement parler des millions
de gens de par le monde qui ont connu une Expérience
de Mort Imminente. En 1983 une grande enquête Américaine
de George Gallup Junior rapporta que huit millions d’Américains,
approximativement cinq pour cent de la population adulte
en avait eu l’expérience (Gallup 1982). Une
enquête Australienne de 1989 de Allan Kellehear et
Patrick Heaven trouva que dix pour cent de 179 personnes
déclaraient avoir connu au moins cinq éléments
typiques d’EMI.
Des études dans des lieux géographiques très
différents ont produit des résultats remarquablement
comparables: l’étude de Margot Grey des EMI
en Angleterre (Grey 1985); l’étude de Paola
Giovetti en Italie (Giovetti 1982); l’étude
de Dorathy Counts en Mélanésie (Counts 1983);
l’étude de Satwant Pasricha et Ian Stevenson
(1986) en Inde. De nouvelles études viennent de différents
pays régulièrement, et des exemples historiques
montrent que le phénomène a été
remarquablement persistant dans le temps (voir l’exemple
de Platon de l’EMI de Er dans La République).
Toutefois, bien que ces phénomènes se soient
produits tout au long de l’histoire humaine, dans
la culture occidentale c’est seulement dans les vingt
dernières années que les gens se sont sentis
libres d’en parler et de dire quel effet cela a eu
sur leur vie.
Revenant avec des informations inexpliquées
Il y a beaucoup de compte rendus de personnes ayant eu une
EMI revenant avec des informations factuelles dont ils n’avaient
pas connaissance précédemment. Elles incluent
d’être capable d’identifier des aïeux
sur des photographies, des connaissances sur des frères
et soeurs décédés avant leur propre
naissance, des connaissances sur des secrets de famille
etc D’autres étaient capables de parler d’évènements
futurs (voir par exemple Eadie 1992, Brinkley 1994 et Atwater
2000: 204).
Les effets secondaires courants
Selon l’Association Internationale pour l’étude
des EMI, autour de quatre vingt pour cent des personnes
qui ont connu des états de mort imminente déclarent
que leur vie a changé pour toujours. Ils ressentent
des différences psychologiques et physiques sur une
large échelle qui peuvent causer des difficultés
d’adaptation majeures pendant, en moyenne, sept ans
mais particulièrement durant les trois premières
années. Cela est vrai aussi bien chez des enfants,
des adolescents et des adultes.
Ces effets secondaires sont partagés par des personnes
dont des enfants, qui eurent d’intenses épreuves
dans un rêve particulièrement vif, durant une
méditation ou qui ont juste échappé
à la mort.
Cherie Sutherland, une chercheure australienne, a interviewé
en profondeur 50 survivants d’EMI et a trouvé
que les effets sur les vies des survivants avaient été
remarquablement comparables et très différents
des effets hallucinogènes de drogue ou de médicament.
Elle identifia beaucoup d’effets qui ont été
confirmés par d’autres études par ex.
Ring (1980 et 1984) Atwater (1988). Ceux-ci incluent:
- une croyance universelle en la vie après la mort
- une forte proportion (80%) croyaient maintenant en la
réincarnation
- une totale absence de peur de la mort
- un basculement fréquent d’une religion organisée
à une pratique spirituelle personnelle
- un accroissement significatif de la sensibilité
psychique
- une vue plus positive de soi et des autres
- un désir accru de solitude
- une résolution accrue
- une absence d’intérêt pour la réussite
matérielle doublée d’un accroissement
marqué de l’intérêt dans le développement
spirituel
- 50 pour cent connurent des difficultés majeures
dans leurs relations dues au changement de leurs priorités
- une conscience plus grande de l’importance de la
santé
- la plupart burent moins d’alcool
- presque tous cessèrent de fumer
- la plupart ne prirent plus de médicaments prescrits
- la plupart regardèrent moins la télévision
- la plupart lurent moins de journaux
- un intérêt plus grand pour les médecines
alternatives
- un intérêt accru dans l’étude
et le développement personnel
- soixante quinze pour cent connurent un changement majeur
de carrière qui s’orienta vers l’aide
aux autres
Les survivants deviennent plus psychiques
Une étude américaine indépendante du
Dr Melvin Morse montra que les survivants d’EMI ont
trois fois le nombre de connaissances psychiques vérifiables
de la population générale, qu’ils étaient
fréquemment incapables de porter des montres et souvent
avaient des problèmes de conduction électrique
tels que des court-circuits dans des ordinateurs portables
et l’effacement de cartes de crédit (Morse
1992). Elle montra aussi que des adultes qui avaient des
EMI donnaient plus d’argent à des oeuvres de
charité que des sujets témoins, étaient
plus enclins à faire du travail volontaire dans la
communauté, travaillaient plus dans des professions
apportant de l’aide, ne souffraient pas d’addiction
à la drogue et mangeaient plus de fruits et de légumes
frais que les populations témoins (Morse 1992).
Explications alternatives
Naturellement l’expérience de mort imminente
ne peut être prise telle quelle sans examiner les
explications alternatives suivantes.
En sont ils convaincus?
Comme vu plus haut, ceux qui ont étudié les
EMI - scientifiques, docteurs, psychologistes, autres enquêteurs
et sceptiques - tous maintenant déclarent avec certitude
absolue que l’EMI existe bien.
Quelques enquêteurs à l’esprit ouvert,
des cardiologues, pensaient que l’EMI n’existait
pas mais subséquemment changèrent d’avis.
Michael Sabom, le cardiologue déjà mentionné,
admit qu’avant de commencer à enquêter
il se sentait sûr que les EMI devaient être
des “fabrications conscientes” soit de la part
de ceux qui les rapportaient, soit de ceux qui écrivaient
à leur sujet. Cependant, une fois qu’il a commencé
à enquêter il fut absolument frappé
par l’authenticité du phénomène.
Un cardiologue qui était initialement sceptique fut
Maurice Rawlings qui déclare dans son livre Beyond
Death’s Door (Au delà de la Porte de la Mort
(1978) qu’il avait toujours cru que la mort était
une extinction totale jusqu’au jour où un postier
de quarante huit ans tomba “mort” dans son cabinet.
Comme il commençait à le réanimer le
patient commença à crier “Je suis en
enfer! Sortez moi de l’enfer”. Au début
Rawlings lui dit “gardez votre enfer pour vous - je
suis occupé à essayer de sauver votre vie”
mais graduellement il devint convaincu de ce que l’homme
qu’il soignait éprouvait une véritable
terreur. L’évènement était si
absolument traumatisant et convainquant que le Dr Rawlings
écrivit des livres à ce sujet. Si vous acceptez
la parole d’un cardiologue hautement crédible
et hautement qualifié, il vous dit que toute sa vie
fut changée après cette expérience.
Les expériences de mort imminente effrayantes ou
semblant l’enfer sont très courantes et ont
été le sujet de recherches en profondeur de
Bruce Greyson, docteur en médecine, et de Nancy Evans
Bush, licenciée en lettres.
L’explication pharmacologique?
Quelques personnes suggèrent que les EMI sont causées
par des médicaments administrés au patient
au moment de sa crise. Des médicaments comme la kétamine
et la morphine ont été soupçonnés.
Moody enquêta sur cette hypothèse et la rejeta
(Moody 1975: 160-161). Cela pour le fait que beaucoup des
patients qui éprouvaient des EMI n’avaient
pas reçu de médicaments, que les visions induites
par les médicaments étaient de manière
marquée différentes l’une de l’autre
et différentes des authentiques EMI par leur contenu
et leur intensité et n’avaient pas d’effets
profonds à long terme.
Quelques enquêteurs dont R.K.Siegel rapportèrent
que quelques uns de ceux qui ont pris des drogues hallucinogènes
comme le LSD ont des visions similaires aux EMI. Mais nous
sommes aussi informés qu’il y a des différences
distinctes entre les effets du LSD et l’EMI. Cela
a été étudié par Moody et d’autres.
Privation d’oxygène? Il est parfois avancé
que l’EMI est causée par la privation d’oxygène
et est une réponse normale d’un “cerveau
mourant”. Cependant beaucoup de personnes ont eu une
Expérience de Mort Imminente avant tout stress physiologique
et dans certains cas quand il n’y avait pas de blessure
du tout (Moody 1975: 163). Sabom en accord avec le Dr Fenwick,
nota que dans des cas authentiques de privation d’oxygène
il y a “un brouillement et une confusion progressive
des capacités cognitives” qui est en contraste
direct avec la clarté et l’expansion de l’état
de conscience rapporté par ceux qui éprouvent
une EMI (Sabom 1980: 176).
Il y a eu plusieurs tentatives pour dire que les EMI sont
en fait des “réalisations de souhaits”
- que vous voyez ce que vous avez été culturellement
entraîné à attendre. Cependant Ring
(1984) Sabom (1982) ont tous trouvé qu’il n’y
a pas de lien, pas de corrélation antre les croyances
religieuses et une EMI.
D’autres psychologues comme Uri Lowental (1981) ont
argué, sans donner de preuve, que les EMI sont “revivre
la naissance”. Leurs hypothèses sont généralement
considérées comme une spéculation n’apportant
rien.
Les psychologues Kletti et Noyes (1981) ont déclaré
que les EMI représentent “une dépersonnalisation
et une fantaisie plaisante qui représente une forme
de protection psychique contre la menace de destruction”.
Cependant cette explication a aussi été réfutée
par Gabbard et Twemlow (1981) qui font remarquer qu’alors
que la dépersonnalisation se produit habituellement
chez des gens entre 15 et 30 ans c’est pratiquement
inconnu chez les plus de 40 ans.
D’autres ont proposé que les EMI sont des formes
d’”auto-hallucinations” - un désordre
psychiatrique rare. Cependant Sabom (1982) aussi bien que
Gabbard et Twemlow (1981) ont trouvé cela non plausible
en raison d’un certain nombre de différences
significatives.
Explications neurophysiologiques?
Moody fit des parallèles entre le vécu des
patients à EMI et les flashbacks éprouvés
par des personnes affectées d’anomalies neurologiques.
Il conclut que les deux différaient essentiellement
en ce que tandis que les flashbacks étaient des évènements
sans importance survenant au hasard et non remémorés
après l’attaque, les EMI étaient des
évènements placés en tête des
souvenirs importants de la vie. Elles étaient toutes
considérées en premier et constituaient “une
vision unifiante” conférant à la personne
une perspicacité dans le but de l’existence
(Moody 1975: 166).
Le cerveau mourant?
Le Dr Peter Fenwick est un membre du Royal College of Psychiatrists
(Université Royale de Psychiatrie) et un neuropsychiatre
de réputation mondiale - un spécialiste de
l’interface esprit/cerveau et du problème de
la conscience. Il est l’autorité britannique
clinique leader sur les EMI et est le Président de
l’Association Internationale pour les Etudes sur la
Mort Imminente.
Avec sa femme Elizabeth, également une scientifique
professionnelle issue de Cambridge, le Dr Peter Fenwick
fit une enquête approfondie de l’argument des
sceptiques et des psychologues matérialistes selon
lequel une expérience de mort imminente est causée
par les effets physiologiques du cerveau en train de mourir
(Fenwick 1996).
L’argument des psychologues contre l’EMI doit
être vu à la lumière de leur connaissance
très limitée du fonctionnement du cerveau.
Les psychologues n’ont pas la profondeur de la formation
académique et pratique des neuropsychiatres comme
le Dr Fenwick nécessaire pour évaluer de manière
professionnelle la physiologie de l’EMI. La formation
professionnelle des psychologues comprend seulement une
formation très basique en physiologie. Un coup d’oeil
à cinq livres universitaires standards de psychologie
montre que l’étude du fonctionnement du cerveau
constitue moins de cinq pour cent de l’ensemble de
l’enseignement de psychologie. Les psychologues en
formation ne pratiquent pas d’intervention chirurgicale,
laissent de côté le champ hautement spécialisé
de la chirurgie du cerveau humain.
Certainement, quelqu’un dans la position du Dr Fenwick
aurait toute la connaissance technique pour évaluer
avec précision si oui ou non l’EMI peut être
expliquée par ce qui se produit dans le cerveau en
train de mourir. Dr Fenwick déclare que ces psychologues
écrivent n’importe quoi lorsqu’ils se
hasardent dans des domaines de connaissance extérieurs
à leur expertise technique, connaissance qu’ils
n’ont pas, ne comprennent pas et qui sort de leur
travail quotidien.
Il est cinglant avec les sceptiques:
Ils n’ont tout simplement pas la connaissance...Tant
de bêtises sont dites sur les Expériences de
Mort Imminente par des gens dont ce n’est pas la préoccupation
quotidienne. Donc je suis absolument sûr que de tels
phénomènes ne sont pas causés par un
manque d’oxygène, par des endorphines ou quelque
chose de cette sorte. Et certainement aucune de ces choses
ne rendraient compte de la qualité transcendentale
de beaucoup de ces expériences, le fait que les personnes
ressentent un sentiment infini de perte lorsqu’il
en sortent (Fenwick 1995: 47).
En qualité de consultant en neuro-psychiatrie il
travaille constamment avec des personnes en état
de confusion, désorientées et au cerveau endommagé
et comme le fait remarquer le Dr Fenwick:
Ce qui est très clair est que toute désorientation
de la fonction cérébrale mène à
une désorientation de la perception et à une
mémoire réduite. Vous ne pouvez pas à
la fois vous souvenir clairement d’expériences
hautement structurées et avoir un cerveau hautement
endommagé ou désorienté (Fenwick 1995:
47).
Il réfute tout aussi bien l’argument endorphine:
Quand à cette histoire d’endorphines, nous
augmentons constamment l’effet qu’elles ont
car des milliers de personnes reçoivent de la morphine
chaque jour. Cela produit certainement du calme, mais ne
produit pas d’expériences structurées
(Fenwick 1995: 47).
On demande aux sceptiques à l’esprit fermé
de répondre aux questions suivantes:
- Si l’EMI est un effet d’un cerveau en train
de mourir elle devrait arriver à tous les mourants.
Comment se fait-il que toutes les personnes qui sont prêt
de la mort dont le cerveau est en train de mourir ne ressentent
pas une EMI?
- Si l’EMI est la satisfaction d’un souhait,
comment se fait-il que chaque survenue d’EMI n’est
pas une expérience positive? Pourquoi quelques unes
sont-elles neutres et/ou une horrible EMI négative
comme rapporté par Phyllis Atwater (1994) ?
- Si l’EMI est due à une décharge d’endorphines,
quelle évidence objective existe qui montre que la
décharge d’endorphine suscite une revue ordonnée
des souvenirs de la vie?
- Quelle évidence objective existe qui montre que
la décharge d’endorphine mène à
l’effondrement du sens du temps et de la relation
à “soi”?
. Comment se fait-il que presque tous ceux qui ont une EMI
subissent une transformation permanente avec un raffinement
spirituel, une façon de vivre plus raffinée
?
- Comment se fait-il que la plupart des personnes rapprochent
leur nouvelle motivation intrinsèque de la forte
expérience qu’ils ont eu hors de leur corps?
- Quelle preuve objective est présentée pour
montrer que la compréhension du rôle du système
limbique et du lobe temporal peut rendre compte de l’aspect
familier de ce qui a été vécu, de l’impression
de déjà vu et de l’augmentation statistiquement
significative des expériences psychiques qui suivent
les EMI?
- Comment les sceptiques expliquent-ils les incroyables
cohérences entre les EMI et les Sorties Hors du Corps?
Le cas décisif de Pam Reynolds
Les plus grands sceptiques avaient l’habitude de
dire que l’expérience de mort imminente était
le résultat de l’activité du cerveau
mourant ou en train de recouvrer la vie; que personne ne
peut avoir une EMI étant “mort” - personne.
Mais le Dr Michael Sabom, cardiologue, rapporte le cas bien
documenté d’une personne ayant eu une EMI prolongée
accompagnée d’une véritable perception
hors du corps tout en étant cliniquement morte pendant
une heure.
Pam Reynolds subit une opération rare destinée
à enlever un anévrisme géant menaçant
sa vie (un élargissement ou ballonnement d’une
portion d’artère, avec un affaiblissement de
la paroi du vaisseau sanguin) dans son cerveau. La seule
façon que les médecins avaient d’opérer
était de la connecter à une machine chargée
de la circulation de son sang, de baisser sa température
corporelle à 15.5 degrés Celsius, et de stopper
ses battements cardiaques et son activité cérébrale.
Pendant l’heure que Pam était inerte, elle
a vécu une véridique expérience hors
du corps durant son opération, ses observations furent
jugées plus tard très précises.
Selon le Dr Sabom “Ce cas est considéré
comme un des cas les plus clairs de véridique évidence
de la recherche sur l’EMI en raison de l’aptitude
de Pam à décrire en détail les instruments
chirurgicaux spéciaux utilisés pendant qu’elle
était morte, ce que les infirmières dirent
aux médecins en cours d’opération et
les procédures utilisées. Pam Reynolds eut
cette spectaculaire aptitude à décrire en
détail ces évènements pendant qu’elle
était cliniquement morte et son cerveau à
l’arrêt. (Voir http://www.near-death.com/experiences/evidence01.html)
Insuffisantes explications physiques
Elyzabeth Fenwick, co-auteur du livre The Truth in the Light—An
investigation of Over 300 Near-Death Experiences (1996)
( La Vérité mise en Lumière - Une enquête
sur plus de 300 Expériences de Morts Imminentes),
commença en fait ses recherches en pensant que tout
pouvait s’expliquer en termes scientifiques. Mais
après ses investigations, elle conclut:
Alors que l’on peut éventuellement trouver
des raisons scientifiques à des parties d’Expériences
de Morts Imminentes, je ne peux trouver aucune explication
couvrant l’ensemble. On doit s’y référer
comme à un tout et les sceptiques...simplement ne
font pas cela. Aucune des explications purement physiques
ne le fera. Ils (les sceptiques) sous estiment largement
jusqu’à quel point les Expériences de
Mort Imminente ne sont pas juste des choses arrivant au
hasard, mais une affaire hautement organisée et détaillée
(Fenwick 1995: 47).
Ces vues furent soutenues par une étude d’Expériences
de Morts Imminentes en Hollande par le cardiologue Dr William
Van Lommel et son équipe qui étudia 345 cas
de personnes qui seraient mortes si elles n’avaient
pas bénéficié d’une réanimation.
Dix pour cent se souvinrent d’une importante Expérience
de Mort Imminente et huit pour cent en ont eu une moins
prononcée.
Ces patients furent comparés à un groupe
témoin qui étaient identiquement sérieusement
malades mais qui n’avaient pas eu une Expérience
de Mort Imminente. Selon le Dr Van Lommel (1995) :
notre découverte la plus frappante fut que les Expériences
de Mort Imminente n’ont pas d’origine physique
ou médicale. Après tout, 100 pour cent des
patients ont souffert de manque d’oxygène,
100 pour cent recevaient des médicaments analogues
à la morphine, 100 pour cent étaient victimes
de stress sévère, donc ces assertions ne sont
clairement pas les raisons pour lesquelles 18 pour cent
ont eu une Expérience de Mort Imminente et 82 pour
cent non. Si elles avaient été déclenchées
par l’une quelconque de ces choses, tous auraient
eu une Expérience de Mort Imminente (Van Lommel 1995).
Similairement, Yvonne Kason, une psychiatre canadienne,
a trouvé dans sa pratique clinique des personnes
qui, n’étant pas proches de mourir, racontent
des Expériences de Mort Imminente ; celles-ci comprenaient
des personnes qui croyaient être proches de la mort
et des personnes en méditation (Kason 1994 : 73).
Sur internet
Pour une information étendue et détaillée
sur les EMI voir le site hautement recommandé de
Kevin Williams http://www.near-death.com
Pour plus de détails et pour obtenir de l’aide
au sujet des effets secondaires d’un état de
mort imminente contacter la International Association for
Near Death Studies (Association Internationale pour les
Etudes sur la Mort Imminente). http://www.iands.org/aftereffects.html
Pour de l’aide afin de comprendre et d’assumer
une Expérience de Mort Imminente effrayante voir
http://www.iands.org/scary.html#talkto.
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