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16. Les Correspondances
Croisées
Traduit par Edouard Lefevre
‘Les preuves les plus convaincantes de la
réalité de la vie après la mort jamais
couchées sur papier’
Colin Wilson
‘Demandez à n’importe quel critique du
paranormal de rendre compte de l’évidence des
correspondances croisées, et vous pouvez être
sûr de leur perplexité ou, au mieux, de leur
refus, par ignorance’ Montague Keen
Un argument récurrent en recherche psychique est
que l’information produite par les médiums
comme preuve de l’après-vie pourrait venir
du propre inconscient du médium ou de la lecture
des pensées des assistants. Cependant le psychisme
a très bien réussi à montrer qu’avec
d’authentiques médiums, ni la télépathie
ni leur inconscient n’ont rien à faire avec
l’information transmise depuis l’après-vie.
Les
“correspondances croisées de Myers” sont
devenues maintenant de classiques preuves de la survie et
sont très influentes et persuasives et aident beaucoup
de gens à accepter la vie après la mort. Frederick
W. H. Myers (photographié à gauche) fut un
étudiant de Cambridge en Classicisme et un auteur
de la fin du dernier siècle. Il était aussi
un des pionniers qui fonda la Society for Psychical Research
(Société pour la Recherche Psychique) et fut
impliqué dans l’investigation sur l’après-vie.
Quand il était vivant il s’intéressa
beaucoup à trouver un moyen de prouver que l’information
transmise par les médiums ne pouvait pas venir de
leur propre inconscient.
La méthode à laquelle il pensa fut la correspondance
croisée – une série de messages à
différents médiums dans différentes
parties du monde qui en eux-mêmes ne signifiraient
rien mais qui, mis bout à bout, prendraient tout
leur sens. Lui et ses collègues de la Society for
Psychical Research sentirent que si une telle chose pouvait
être accomplie elle aurait une très haute ‘valeur
probante’ et ce serait un haut niveau de preuve de
la continuité de l’existence.
Après sa mort en 1901 plus d’une douzaine de
médiums de différents pays commencèrent
à recevoir par écriture automatique une série
d’écrits incomplets signés par Frederick
Myers. Plus tard il y eut des écrits signés
par ses collègues dirigeants de la Society for Psychical
Research, le Professeur Henry Sidgwick et Edmund Gurney,
qui étaient morts aussi.
Les écrits traitaient tous d’obscurs sujets
classiques et ne signifiaient rien en eux-mêmes. Mais
lorsque il fut demandé aux médiums de contacter
une adresse centrale et que les écrits furent assemblés,
ils s’accordaient entre eux comme les pièces
d’un puzzle. En tout, plus de trois mille écrits
furent transmis sur trente ans. Quelques uns d’entre
eux contenaient plus de quarante pages dactylographiées.
Ensemble ils emplissent 24 volumes de 12 000 pages. L’investigation
dura si longtemps que quelques uns des enquêteurs,
tel que le Professeur Verrall, moururent pendant son cours
et commencèrent à communiquer eux-mêmes.
Les médiums employés par Myers et les autres
de l’après-vie n’étaient pas des
professeurs classiques. Ils n’étaient pas hautement
éduqués et tous les messages transmis étaient
en dehors de leurs connaissances et de leur expérience.
Une fois, une médium, Madame Coombe-Tennant, dirigeait
une discussion en utilisant l’’écriture
automatique’ entre l’entité spirituelle
du Professeur Sidgwick et son collègue vivant G.
W. Balfour portant sur ‘la relation corps-esprit’,
l’épiphénomènalisme’ et
l’’interactionisme’. Elle se plaignit
amèrement de ce qu’elle n’avait pas idée
de ce dont ils discutaient et se mit en colère parce
qu’on lui demandait de transmettre de telles choses
si difficiles.
Myers confirma que c’était extrêmement
difficile de transmettre ses messages depuis le monde spirituel
vers les médiums. Il le décrivit comme étant
:
...se tenir derrière un miroir dépoli qui
brouille la vue et amorti le son et dicter à voix
faible à une secrétaire mal disposée
et stupide (Wilson 1987 : 176).
L’information transmise au cours des expériences
de Myers était si précise que cela stupéfia
les membres de la Société pour la Recherche
Psychique. A un moment, ceux qui étudiaient la correspondance
croisée de Myers engagèrent un détective
privé pour mettre Madame Pipers, une des médiums
concernées, sous surveillance. Son courrier était
ouvert, des détectives privés la suivaient,
des questions étaient posées au sujet de ses
amis et sur ceux à qui elle s’adressait. Toutes
les investigations prouvèrent son innocence, l’absence
de fraude ou de conspiration ou de tricherie.
L’évidence est absolue.
Tous les documents originaux sont archivés et il
existe au moins huit séries complètes de copies
à la disposition de tout enquêteur voulant
les étudier. Pour ceux qui veulent enquêter
de leur propre chef, une information suffisante est disponible.
Et bien que pour l’enquêteur de la correspondance
croisée de Myers l’information disponible soit
provocatrice par son volume, les récompenses sont
l’évidente preuve de l’après-vie.
Une personne qui prit le temps d’étudier en
profondeur les correspondaces croisées de Myers fut
l’ancien humaniste séculier Colin Brookes-Smith.
Après les avoir étudiées il déclara
dans le Journal de la Société pour la Recherche
Psychique que la survie devrait être regardée
maintenant comme un fait suffisamment bien établi
pour être au-delà de la dénégation
de toute personne raisonnable. De plus il affirma que cette
conclusion ne devrait pas être tenue dans l’obscurité
d’archives de recherche mais devrait être présentée
au public comme :
Une conclusion scientifique capitale, de prime importance
pour l’humanité (Murphet 1990: 64).
Les écrits de Willett
Une autre pièce de preuve très convaincante
de l’après-vie fut fournie par une des médiums
qui avait reçu des communications de Myers. Après
sa propre mort en 1956 à l’âge de 81
ans Madame Coombe-Tennant, faisant usage de son nom de plume
Madame Willett, transmit un long livre détaillé
de souvenirs personnels contenant des détails incroyablement
intimes sur sa propre vie par l’intermédiaire
du médium Geraldine Cummins, qui ne l’avait
jamais rencontrée ni ses enfants. Publié sous
le nom de Swan on a Black Sea (Cygne sur une Mer Noire)
les écrits de Willett, comme ils sont parfois connus,
sont considérés par beaucoup de gens, dont
Colin Wilson, comme étant :
La preuve la plus convaincante de la réalité
de la vie après la mort fixée sur papier (Wilson
1987:183).
Colin Wilson, lui même un ancien sceptique et maintenant
un auteur de réputation internationale enquêta.
Il écrit :
Prises dans leur ensemble, les correspondances croisées
et les écrits de Willett sont parmi les plus convaincantes
preuves qui existent à présent de l’existence
de la vie après la mort. Pour quiconque prêt
à passer des semaines à les étudier,
ils prouvent au-delà du doute raisonnable que Myers,
Gurney et Sidgwick communiquèrent entre eux après
leur mort (Wilson 1987 : 179).
Les correspondances croisées de Myers ont montré
avec succès, en utilisant la méthode scientifique
expérimentale, que ce qui était transmis par
le médium ne venait pas de l’inconscient du
médium.
Sur Internet
Konstantin Oesterreich, The Cross Correspondences (Les correspondances
croisées)
http://www.survivalafterdeath.org/articles/oesterreich/cross.htm
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